
Le conflit interne au sein du Conseil Provincial de la Jeunesse (CPJ) du Kasaï Central prend une tournure inédite. En contestation à la réhabilitation controversée de leur président Emmanuel KABANGU suspendu et réhabilité par le ministre provincial de la Jeunesse, les membres du bureau ont décidé de se séparer formellement de lui et de poursuivre leurs activités en dehors du siège officiel.
Installés symboliquement sous un manguier à quelques mètres du bureau du CPJ, ces membres affirment qu’ils ne peuvent plus collaborer avec un dirigeant qu’ils jugent illégitime et rejeté par la majorité. « C’est une action de résistance citoyenne. Nous ne reconnaissons plus son autorité et continuerons notre mission au service de la jeunesse sans lui », a déclaré l’un d’eux.
Les frondeurs dénoncent une décision imposée d’en haut, sans tenir compte des accusations de mauvaise gestion, d’opacité administrative et de rupture de confiance.
Ils appellent à l’annulation immédiate de la mesure de réhabilitation et à la mise en place d’un comité transitoire neutre, en attendant la tenue d’une assemblée générale pour décanter cette crise persistante.
Pendant ce temps, la paralysie du CPJ inquiète les partenaires de la province, qui craignent un blocage durable des initiatives en faveur des jeunes.
La Rédaction ✍️
