Lubumbashi : les autorités municipales tapent du poing sur la table face au chaos dans les transports urbains

La ville de Lubumbashi a entamé, jeudi 10 juillet 2025, une opération coup de poing visant à assainir le secteur du transport urbain, devenu incontrôlable ces derniers mois. Sous la supervision directe du maire Patrick Kafwimbi, 25 mini-bus et 12 motos ont été saisis pour stationnements illicites et circulation en dehors des couloirs autorisés. L’opération, qualifiée de « spéciale », vise particulièrement les chauffeurs et motards de type kimbirikite, souvent accusés de semer le désordre dans les principales artères de la ville.

La tension était palpable sur le terrain. Plusieurs conducteurs ont été interceptés en flagrant délit d’infraction, certains allant jusqu’à défier les agents municipaux. La réponse du maire ne s’est pas fait attendre. Devant les médias, Patrick Kafwimbi a haussé le ton, menaçant de sévir plus durement contre les récidivistes. « Quand on vous arrêtera seuls, vous comprendrez. Ce n’est pas une blague », a-t-il lancé, visiblement excédé par le comportement de certains transporteurs.

Au cœur de cette campagne, les grandes artères de la ville telles que les avenues Mobutu, Adoula, Kasavubu, Kependa, Mwero et Lumumba, souvent prises d’assaut par des véhicules en infraction, provoquant embouteillages et insécurité routière. Pour les autorités, l’objectif est clair : fluidifier la circulation, renforcer la sécurité et réaffirmer l’autorité de la mairie sur la gestion urbaine.

Mais la mesure ne fait pas l’unanimité. Si une partie de la population se réjouit de cette reprise en main, espérant un retour à l’ordre, des voix s’élèvent du côté des transporteurs. Ceux-ci dénoncent une opération brutale, déconnectée des réalités socio-économiques. « On comprend la nécessité d’un encadrement, mais où sont les solutions alternatives ? », s’interroge un chauffeur de mini-bus, regrettant l’absence de concertation préalable.

Face aux critiques, la mairie reste droite dans ses bottes. Elle promet de poursuivre ces contrôles de manière régulière tout en appelant les conducteurs à se conformer aux règles en vigueur. Un dialogue semble néanmoins inévitable si la municipalité veut éviter un bras de fer prolongé avec les acteurs du transport, déjà fragilisés par une conjoncture économique tendue.

CK

par Van Van

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