
Un braquage déjoué dans la nuit du 17 au 18 juin à Lubumbashi s’est soldé par deux morts, dont un policier, un blessé et deux fugitifs. Cette attaque, attribuée à un groupe armé venu du Lualaba, relance les inquiétudes croissantes sur la porosité des frontières provinciales et la coordination encore insuffisante entre services de sécurité dans le sud-est de la RDC.
Selon les premières informations communiquées par la Police nationale congolaise, quatre individus lourdement armés, identifiés comme venant de Fungurume (province du Lualaba), ont tenté de pénétrer dans une agence bancaire de Lubumbashi. Leur plan a été contrecarré par une patrouille en intervention, ce qui a donné lieu à un échange de tirs nourris.
Le bilan est lourd : un braqueur a été tué sur le champ, un autre grièvement blessé et transféré à l’hôpital. Deux complices ont réussi à prendre la fuite. Du côté des forces de l’ordre, un policier a perdu la vie et un autre lutte contre la mort à l’hôpital. Cet incident dramatique met en exergue les risques croissants liés à la circulation libre et non contrôlée des criminels entre provinces voisines.
Dans une ville déjà marquée par une recrudescence d’attaques visant les établissements financiers, ce nouvel épisode renforce le sentiment d’insécurité chez les habitants. Il soulève aussi de nombreuses questions sur les mécanismes de coopération entre les gouvernorats et les services de sécurité provinciaux, souvent accusés d’agir en vase clos.
Face à cette situation, le commissaire divisionnaire Blaise Kilimbalimba a tenté de rassurer la population. « Chaque information compte. Nous devons travailler ensemble pour démanteler ces réseaux et sécuriser notre ville », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d’une vigilance partagée entre autorités et citoyens.
CK
