
Alors que les négociations de paix entre le gouvernement congolais et les chefs du groupe armé Mobondo se poursuivent à Kinshasa, une incursion armée a été déjouée dans la nuit du 1er au 2 juillet à Mbwataba, un village du groupement de Mbakana dans la commune de Maluku, province du Maï-Ndombe. Une quarantaine d’hommes armés, affiliés au mouvement Mobondo, ont tenté d’entrer dans la localité avant d’être interceptés par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), déployées dans le cadre des opérations Ngemba.
L’intervention rapide et stratégique des militaires a permis de repousser les assaillants sans faire de victimes ni provoquer de dégâts matériels significatifs. Le commandement militaire a salué la vigilance de ses troupes, soulignant que cette réactivité a permis d’éviter « un drame dans une zone déjà vulnérable à l’insécurité ». Cet événement jette cependant une ombre sur le climat de confiance que cherchent à instaurer les discussions en cours dans la capitale.
Cette tentative de déstabilisation survient alors même que certains responsables Mobondo présents à Kinshasa se disent prêts à s’engager dans le processus de désarmement et de réintégration, encadré par le Programme national de désarmement, démobilisation et réinsertion (PNDDR). Les autorités redoutent désormais la possibilité d’une fracture au sein du groupe armé, où certaines factions pourraient rejeter la voie du dialogue.
Face à cette situation, les FARDC ont annoncé le maintien d’un dispositif de sécurité renforcé dans la région pour prévenir toute récidive. Elles appellent la population au calme et assurent leur engagement à protéger les civils tout en soutenant les efforts de paix, qui restent plus que jamais cruciaux pour ramener la stabilité dans l’ouest du pays.
CK
