
La République démocratique du Congo a franchi une étape majeure dans sa quête de sécurité énergétique avec la signature, mardi 14 octobre à Washington, d’un accord de 1,5 milliard de dollars avec la société américaine HYDRO-LINK. Paraphé par le ministre congolais des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Sakombi Molendo, et le PDG de HYDRO-LINK, Paul Hinks, ce partenariat vise la construction d’une ligne électrique de 1 150 kilomètres reliant l’Angola au Sud-Est de la RDC. Ce projet, signé en marge du Forum économique RDC–USA, permettra d’acheminer le surplus d’énergie hydroélectrique angolais vers les zones minières congolaises du Copperbelt, cœur névralgique de la production de cuivre et de cobalt.
Prévue pour entrer en service en 2029, cette interconnexion fournira jusqu’à 1 200 mégawatts destinés à alimenter les industries extractives et les communautés locales de la région. Les autorités congolaises misent sur cette infrastructure pour renforcer la compétitivité du secteur minier, souvent confronté à des coupures d’électricité chroniques. Au-delà de la dimension économique, l’initiative illustre la volonté du gouvernement de diversifier ses sources d’énergie et d’accélérer la transformation industrielle du pays, en appui à la stratégie nationale de développement durable.
Pour la firme américaine HYDRO-LINK, ce partenariat symbolise l’engagement croissant des investisseurs américains sur le continent africain. « Ce projet marque une nouvelle ère de coopération énergétique entre nos deux nations », a déclaré Paul Hinks, soulignant l’impact attendu sur l’emploi local et l’utilisation de technologies de pointe. En misant sur cette interconnexion stratégique, Kinshasa entend non seulement sécuriser son approvisionnement électrique, mais aussi positionner la RDC comme un hub énergétique régional capable d’attirer davantage d’investissements internationaux.
CKK
